Alex Sifringer 09.02.2018

«Si je voulais vivre de la musique un jour, je déménagerais dans un autre pays.»

Mit der Gustav-Akademie will Pascal Vonlanthen alias Gustav junge musikalische Talente fördern und Freiburger aus den beiden Sprachgebieten zusammenbringen. In einer zweisprachigen Serie stellen die FN alle Finalistinnen und Finalisten der ersten Ausgabe der Akademie vor.

Im sechsten Kurzporträt präsentieren die FN den Gustav-Akademie-Teilnehmer Alex Sifringer, 21 Jahre alt, aus Bouloz.

Je m’appelle Alex Sifringer, j’ai 21 ans et j’habite à Bouloz en Veveyse. Après avoir fini le gymnase à Bulle, je suis allé une année en Angleterre dans une école de musique pour me perfectionner à la batterie. Actuellement, je suis à l’université de Fribourg où je poursuis un Bachelor en Biologie, tout en étant prof de batterie à la bussardmusicacademy. Je fais aussi un peu de guitare et de chant.

 

Was bedeutet die Musik für dich?
Que signifie la musique pour toi?

C’est pour moi avant tout une façon de s’exprimer au-delà des mots. Que ce soit un sentiment de rébellion, de déchéance ou d’amour, tout peut être transmis grâce à la musique. Tout cela est d’ailleurs interprété d’une manière totalement différente selon la culture et selon les gens qui s’y investissent. J’adore comme la musique accentue les différences propres à chaque individu, et les mélange en un tout harmonieux.

 

Was hast du bislang in der Gustav-Akademie gelernt?
Qu’as-tu appris jusqu’à présent à l’académie de Gustav?

Pour l’instant on vient de commencer, donc je n’ai pas d’avis bien construit. J’ai aussi eu la chance d’apprendre énormément de choses sur le monde de la musique avant d’avoir été pris dans l’académie. Mais ils organisent des Masterclass qui sont très utiles pour avoir des tas d’informations, que ce soit sur l’audio, la vidéo, la promotion sur les médias sociaux, comment se vendre, etc. Avant tout, je suis heureux de rencontrer des autres jeunes passionnés qui habitent aux alentours, et j’ai hâte de vivre les expériences qu’on aura ensemble.

 

Wie klappt die Zusammenarbeit mit den Teilnehmern aus der anderen Sprachregion?
Comment va la collaboration avec les participants de l’autre région linguistique?

Très franchement, on oublie vite qu’il y a des participants d’une autre région. Certes, les différents accents sont présents, mais il n’y a pas vraiment de problèmes liés au langage, ni de séparations entre romands et suisse-allemands. Vu que je pense que la musique est avant tout un biais de communication, ça va de soi que la langue est qu’une fine barrière nous empêchant de travailler ensemble. Et si on arrivait plus à se parler, il reste toujours les gestes !!

 

Wenn du nicht von der Musik leben kannst, was machst du dann beruflich?
Si tu ne peux pas vivre de la musique, que veux-tu faire dans la vie?

Vivre de la musique est très difficile, surtout en Suisse. Si je voulais en vivre un jour, je déménagerais dans un autre pays pour recommencer à zéro, ce que je ferai sûrement à un certain point dans ma vie. Là je surveille mes arrières en faisant un papier en biologie, qui me sera utile si je veux changer de voie un jour. Le plus dur est de se motiver pour étudier plutôt que de pratiquer son instrument. Donc, si je ne pouvais pas vivre de la musique, je m’investirais dans la zoologie ou la génétique.