Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on print

Camille von Deschwanden vereint in ihrer Kunst Papier und Lichttechnik

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on print

Das ist ein bezahlter Beitrag mit kommerziellem Charakter. Text und Bild wurden von der Firma Muster AG aus Musterwil zur Verfügung gestellt oder im Auftrag der Muster AG erstellt.

Autor: Frederic Auderset

Paris – wahlweise die Stadt der Liebe oder die Stadt der Lichter. Die 41-jährige Freiburger Künstlerin Camille von Deschwanden hat sich während eines Jahres vor allem mit dem zweiten Aspekt auseinandergesetzt und die natürlichen und künstlichen Lichtspiele in der französischen Hauptstadt studiert. Die Resultate sind nun im Gutenberg-Museum in Freiburg zu sehen.

Metrobillette und Glasfasern

Im Oktober 2009 konnte Camille von Deschwanden das von der Stadt Freiburg unterhaltene Atelier Jean Tinguely in Paris beziehen. Um sich mit ihrem neuen Wohn- und Arbeitsort bekannt zu machen, begann sie noch am ersten Tag damit, Gegenstände und vor allem Papierfetzen von den Trottoirs aufzulesen.

450 dieser gesammelten Notizzettel, Eintrittskarten und Veranstaltungshinweise hat die Künstlerin in selber geschöpftes Papier eingearbeitet und zu einer bunten, rund 14 Meter langen Installation zusammengesetzt. Aus gut 1000 aneinander gehefteten Metrobilletten entstand zudem eine Art Vorhang. Beide Werke sind im Gemperlin-Saal des Gutenberg-Museums ausgestellt und zeigen auf konkrete Art und Weise das subjektive Erforschen einer Grossstadt.

Abstrakter sind hingegen die Werke im Hauptsaal: Hier zeigt Camille von Deschwanden Resultate ihrer «Laborarbeiten», wie sie die aus geschöpftem Papier und darin eingearbeiteten Glasfasern hergestellten Werke bezeichnet. Die Glasfasern leuchten dabei abwechselnd in verschiedenen Farben, wozu die Künstlerin auf neueste Technologie zurückgreifen konnte. Während an den Wänden kleinere Formate hängen, die auch den Such- und Versuchsprozess der Künstlerin in der neuartigen Technik dokumentieren, sind in der Mitte des Saals die ausgereiftesten und grossformatigeren Arbeiten vereint. Zusammen mit der eigens dafür geschaffenen Musik des japanischen Komponisten Wataru Miyakawa, auf welche die Lichtwechsel der Werke perfekt abgestimmt sind, bilden sie eine eindrückliche Bild-, Licht- und Toninstallation.

Gutenberg-Museum Freiburg,«LNII» von Camille von Deschwanden, 7. November 2010 bis 16. Januar 2011.

 

 

«Comme si je créais une pièce de théâtre»

 

Ce n’est ni de l’art plastique ni une performance. Et encore moins du simple artisanat. Les œuvres créées par l’artiste d’origine fribourgeoise, Camille von Deschwanden, ne se laissent pas si facilement cataloguer. C’est sans doute pourquoi elles nous touchent autant.

Lorsqu’elle réfléchit au rôle des couleurs dans son travail, Camille von Deschwanden ne sait par où commencer. «Elle sont tout simplement partout», dit-elle en riant. La Fribourgeoise de 43 ans est artiste depuis plus d’une vingtaine d’années. Elle est aussi une des très rares – si ce n’est la seule – à créer des œuvres d’art expressives à partir de conduits lumineux, de plantes et de programmes informatiques.

Lumière et couleurs

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, son atelier situé dans une usine industrielle désaffectée n’a pas un aspect multicolore puisqu’il est surtout blanc. Même d’un blanc resplendissant. Seule une œuvre imposante au-dessus du canapé et peinte dans des tons bleutés s’offre aux rayons matinaux du soleil. L’artiste explique qu’elle a besoin de lumière pour son travail sur les tapisseries faites à la main et suspendues à un mur. «La lumière peut modifier une œuvre, elle laisse apparaître les couleurs plus claires, accentue un dessin ou des inégalités.» Camille von Deschwanden crée elle-même des tapisseries à partir de restes de plantes. Elle y fixe d’innombrables tuyaux lumineux lesquels s’allumeront plus tard selon une chorégraphie programmée spécialement par ordinateur.

«Cela se situe entre de l’artisanat, de l’art et de la mise en scène chorégraphique», résume-t-elle sa création. Le compositeur japonais Wataru Miyakawa livre la musique de fond. Ses sons inspirent l’artiste: «Lorsque les sons me font effet, je sens la musique comme des couleurs au plus profond de moi. Chaque note a une autre teinte.» Elle décidera ensuite par ordinateur, selon ses sensations, quels conduits lumineux s’allumeront dans quelle couleur et à quelle vitesse. Les possibilités sont presque illimitées: parfois la surface s’illumine en rouge comme un lever de soleil, parfois apparaissent des écheveaux violet-bleu, comme si le vent rugissait.

«C’est comme si je mettais en scène une pièce de théâtre», explique von Deschwanden. «Chacune des lampes led est comme un acteur qui apparaît sur scène, joue son rôle et disparaît.» Bien qu’elle n’ait pas affaire à de vrais acteurs, l’artiste a besoin de patience: la programmation d’une chorégraphie d’un quart d’heure nécessite un mois de travail.

Ses outils de travail

L’infatigable artiste a consacré des années à perfectionner la création de ses tapisseries.

Bio express

Ramasser du vieux papier à Paris

Camille von Deschwanden est née et a grandi à Fribourg. Elle y a dirigé de 1993 jusqu’en 2009 sa propre galerie sous le nom de P’art-terre. Elle a gagné en 2009 le concours communal pour le séjour à Paris dans l’Atelier Jean Tinguely. Elle y a complété sa technique de travail de la fabrication du papier et notamment créé de nouvelles œuvres d’art à partir du vieux papier ramassé sur les trottoirs. La plasticienne et papetière a emménagé dans son atelier de Vuisternens-en-Ogoz au début 2012 après avoir travaillé deux ans à la rue Wilhelm-Kaiser. Elle a 43 ans et est mère d’un fils adulte.cf

Trois questions: «Une passion amoureuse»

Dans ses peintures, Camille von Deschwanden utilise fréquemment trois couleurs précises. Voici ce qu’elle en dit:

Quelle est votre couleur préférée et pourquoi?

C’est évident: le bleu de Prusse, le jaune de Naples et le vert de vessie. Simplement avec ces trois couleurs, il y a une infinité de variations possibles. Je pourrais n’utiliser que ces trois-là, et toujours trouver un nouveau sujet. Mais si je devais en choisir une, je crois que ma couleur préférée serait le vert de vessie – pour son appellation peu ragoûtante qui contraste avec la beauté de la teinte.

Y a-t-il une couleur que vous ne porteriez jamais?

Malgré le fait que j’adore le vert de vessie, je ne pourrais pas le porter. Tous les verts en fin de compte, car ils me donnent mauvaise mine. (Rires)

Quelle couleur vous évoque-t-elle un souvenir spécial?

Des trois couleurs mentionnées, je choisirais le bleu de Prusse, car l’émotion qu’il évoque est la plus forte. Le bleu de Prusse correspond à une passion amoureuse que je ne pensais jamais vivre. cf

 

Mehr zum Thema